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 L'American Staffordshire Terrier

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MessageSujet: L'American Staffordshire Terrier   Jeu 24 Avr - 15:58

Histoire


Tiré de l'ouvrage " The american staffordshire terrier annual 1989 "
Auteur : Pascoe H. Richard



Les origines de l'American Staffordshire Terrier remontent aux alentours de la fin du 18 ème siècle en Angleterre. Les combats contre les taureaux et contre d'autres types d'animaux ainsi que les combats de chiens étaient fréquents.


On utilisait le Bulldog ( bien différent de celui que l'on connait aujourd'hui) un grand chien élancé, allant jusqu'à 45 kg et doté d'un courage phénoménal, qui était employé pour des combats contre les ours et les taureaux.


Des Terriers légèrement plus lourds et de couleur noire et feu, étaient impliqués pour chasser les blaireaux, dératiser les villes, faire des combats de chiens et dans toutes autres disciplines où un chien petit, rapide et courageux excelle.


Dans un effort de produire des machines à combattre toujours plus efficaces pour participer aux combats de chiens, de nombreux croisements entre le BullDog et le Terrier ont été effectué pendant plusieurs décennies.


Les origines datant de cette période décrivaient les mariages des BullDogs à de grands Terriers dans le but d'ajouter la vitesse, la puissance, la combativité et la ténacité.Les caractéristiques des deux races furent fixées pour donner naissance à un nouveau type de chien, le "Bull-ant-Terrier".

Le produit de ce croisement décrit dans les publications de l'époque -1806- démontre la ressemblance frappante avec l'American Staffordshire Terrier d'aujourd'hui.


On doit garder à l'esprit que les mariages que nous connaissons actuellement n'existaient pas jusqu'au début du 18 ème siècle.
Le Terrier par exemple était un chien qui allait se développer.


La désignation " Terrier" s'est rapportée à l'utilité du chien plutôt qu'à son aspect, n'importe quel chien utilisé, sans regarder les origines étaient ainsi désigné comme des Terriers.


En 1835, en Angleterre les combats de chiens et autre sport sanglant furent interdits mais ils continuerent de façon illégale.


Aux alentours de 1860 une nouvelle race de Terriers a vu le jour: Le Bull Terrier Blanc Issus de mariage entre le Dalmatien et le Bull Terrier Anglais, Hinks a eu du succes dans les fosses avec ce "cavalier blanc".


Au début du 19 ème siècle, apparu le Bull Terrier coloré, en croisant un Bull Terrier blanc avec un Pit Bull.En 1930, un certain nombre de puristes de l'American Pit Bull Terrier ont commencé à travailler à l'identification de l'American kennel club.


L'homme le plus responsable pour réaliser cette identification fût WILFRED T.BRANDON.

Mr BRANDON a presque convaicu les représentants de l'AKC que c'était une race de fond suffisamment riche d'informations et de type physique uniforme pour justifier son inclusion au registre de l'AKC.


Il adopta et modifia des normes précédemment existantes pour forger le standard qui avait maintenant survécu sans changement pendant plus de 40 ans.


La pétition de départ, a réclamé l'identification de la race sous son nom traditionnel de "American bull terrier", cette désignation était considérée pour certains comme la plus appropriée pour la race.


Ceci fût refusé, du moins en partie, en raison de l'opposition par le Club de Bull Terrier Américain.
Il est interressant de noter que la restriction du blanc, qui est dans le standard, ne faisait pas partie du standard original soumis par Mr BRANDON à l'AKC.
En ce temps là, Captain Will Judy, éditeur du magazine "DOG WORLD" et supporter de la race, propose le nom de "YANKEE TERRIER".
Bien qu'utilisé dans "DOG WORLD" pendant un moment YANKEE TERRIER ne pouvait être acceptable de part la majorité des puristes.


La reconnaissance par le Kennel Club Anglais en 1935 du Staffordshire Bull Terrier marqua une étape importante dans la reconnaissance de la race .
Dés le départ, il fût prévu que le Staffordshire Terrier et le Staffordshire Bull Terrier soient préservés comme deux races distinctes, notamment à cause des différences physiques qui avaient évolué durant 60 à 80 ans avec des reproductions en Angleterre et aux Etats-Unis.
Ces noms similaires causeraient par la suite des confusions.


L'étape finale dans cette longue évolution des noms eut lieu au début des années 1970 par le résultat de l'identification par l'AKC de l'American Staffordshire Terrier.
Le Staffordshire Bull Terrier a été finalement identifié par l'AKC en 1975.
Ce fût un long chemin pour l'identification de l'Amstaff, qui induit beaucoup de débutant dans l'erreur car tout a commencé par : Bull-and-Terrier, Pit Bull, Pit Bull Terrier, American Pit Bull Terrier, American Bull Terrier, Yankee Terrier, Staffordshire Terrier, et finalement American Staffordshire Terrier. Cela a créé une situation incroyablement compliquée et embrouillante.

Ajouté à cette histoire, beaucoup d'éleveurs d'APBT (American Pit Bull Terrier) ont choisi de ne pas enregistrer leurs chiens à l'AKC.
Cette décision fût prise pour de multiples raisons, dont l'une concernant la méfiance du milieu des expositions....
En conséquence, grands nombres de chiens furent inscrits aux deux registres (AKC et UKC) .
Une situation qui se pratique toujours de nos jours






Staffie or not Staffie




Voilà la premier pierre d’achoppement à la théorie française (celle qui veut que l’American Staff. descende directement du Staffordshire Anglais). La seconde prend la forme d’un commentaire énergique de M.Richard Gray, président du STCA (Staffordshire Terrier Club of America), éleveur sous l’affixe ROUNDER depuis 1966 et producteur de quelques-unes des légendes de la race telle que Ch. Ruffian Gentleman Gem, Ch. Rounder’s Top Sergeant ou encore Ch. Rounder’s Blue Berry Hill : “[…] je peux affirmer que la formation de l’American Staff n’a rien à voir avec le Staffordshire Bull Terrier!” Et pour cause, puisque, contrairement à ce qui est généralement écrit, le Staffie n’a eu qu’une infime incidence dans la sélection du Pit Bull américain, celle-ci étant principalement basée sur des chiens importés d’Irlande (Irish Pitbull ou Old Family) et quelque peu d’Ecosse (Blue Poll) à une époque ou le Bull Terrier du Staffordshire ne représentait qu’un type d’English Staff parmi d’autres.

En fait, les éleveurs irlandais de Bull and Terrier furent les premiers à quitter l’Europe pour le nouveau continent et ainsi les noms de Armitage, Burke, Colby, Concoran, Ferguson, Mc Clintock ou Tudor devinrent synonymes de lignées et incontournables dans le monde du Pit Bull « made in USA ».



La « COLBY line »



Sans doute l’un des acteurs principaux dans le développement et la reconnaissance de l’American Staffordshire Terrier, John Prichard Colby fut aussi l’un des premiers, sinon le premier (1890), à définir un programme de sélection stricte à partir des meilleurs pitdogs de l’époque et à tenir un stud-book personnel dans lequel chaque saillie, naissance, pédigrée et description des étalons, lices et progénitures était rigoureusement notés.

John P. Colby aura son premier Pit Bull Terrier à l’âge de 8 ans, en 1883, et quelques années plus tard, en 1889, du haut de ses 14 ans, il entreprit de fonder sa propre lignée.

Très jeune mais non dénué de caractère, de maturité et surtout de passion, il sut, dès le commencement, rassembler dans un même noyau le must de la race et bientôt des noms prestigieux tels que Galvin’s PUP, Racine’s DANGER, Lloyd’s PILOT, The Gas House Dog, Mitchell’s PADDY, Quigg’s BOXER, BOB the FOOL, IMPORTED RAFFERTY, Edward’s GALTIE, Hutton’s PRINCE IRELAND, Mc Carty’s BLIND DOG, etc., se bousculèrent dans ses pédigrée.

C’est pourquoi il fut, de tout temps et par tous, considéré comme le personnage le plus important et influant du Pit Bull et c’est aussi pourquoi on fit appel à son expérience, ses connaissances et sa notoriété lorsque fut engagée dans les années 30 auprès de l’AKC, une action pour la reconnaissance de la race : « Le nom de John P. Colby est parmi les leaders dans le monde du Staff et jamais l’histoire de cette race ne sera complète sans référence à cet homme et à ses chiens » (in :Dog World Magazine, 1941).



UKC Vs AKC




L’autre monstre sacré dont le rôle, prédominant, est par trop souvent minimisé quand il n’est pas simplement ignoré en France est M. Chancy Z. Bennet.

Nous sommes aux Etats-Unis en 1898, alors qu’il vient de fonder l’United Kennel Club (UKC), une association dissidente qui n’en demeure pas moins le plus important site d’enregistrement de races canines du monde, juste après l’AKC.

CZ. Bennet n’a qu’un dessein, celui de donner à sa race de prédilection, le Pit Bull Terrier, la structure à laquelle elle droit afin, qu’en plus d’un standard de sélection (morphologique) soient conservées par écrit, l’ascendance et la descendance des sujets répertoriés.

En effet, à cet époque, rares sont ceux qui tiennent un registre de leur travail de sélectionneur, les pédigrée n’existent, la plupart du temps, que dans les mémoires des éleveurs, se perdant à tout jamais au décès de ces derniers.

Gestion, conservation, développement, étaient ses seules motivations.

Ce qui apparut le plus difficile à faire accepter aux différents éleveurs fut l’obligation de soumettre leurs chiens à un standard alors que l’aptitude appelée « gameness » (courage), l’ultime qualité chez les combattants, n’avait aucune corrélation avec le physique.

Bennet argumenta qu’au delà de la valeur, de la hardiesse d’un champion, il avait remarqué que tous possédaient des similitudes dans leur constitution qui leur permettaient d’être plus endurants, plus rapides et plus puissant.

Enfin, il proposa aux amateurs de « Pitbull dogs, Bulldogs, Pit Terrier, Bull Terrier (américains) et autres pitdogs » (ce sont les mêmes) de appeler « American (Pit) Bull Terrier », le mot « Pit » mis entre parenthèses.

Voyant que l’UKC se développe quasi instantanément, l’AKC, son premier concurrent, ne veut être en reste devant cette influence de demandes d’enregistrement, une véritable manne, et c’est ainsi que dès le début du siècle dernier, des Pit Bull feront leur entrée dans les très officiels registres de ce club, comme en témoigne la liste suivante, inédite en France : « Robinson’s PADDY, NAIMOUR, Jack The Ripper ll, Colby’s TIM, PLUNGER, Corbett’s PADDY, etc. »…

Le point commun de tous ces chiens : avoir été produits par John P.Colby !



No white staff




Le raisons qui invitèrent l’AKC à fermer son livre des Origines aux American Pit demeurent, à ma connaissance, incertaines, mais, généralement, on présente comme la plus probable, une pression des éleveurs de Bull Terrier anglais, ceux la même qui, à de multiples reprises, interviendront pour que l’AKC n’accorde au futurs Staff le nom «l’American Bull Terrier » puis pour que la robe blanche à plus de 80% leur fut interdite, par crainte de voir naitre un concurent direct de leur White Cavalier.

Quoi qu’il en soit, une scission s’opéra dans le groupe des éleveurs de Pit.

Alors que rejetés par l’AKC, la plupart rejoignirent l’UKC pour ne plus le quitter, d’autres ne purent se résoudre à l’idée que la race échoue aux portes de la consécration.

Plus résolus que d’autres, un groupe d’éleveurs et d’amateurs, parmi lesquels se trouvent Wilfried T.Brandon et Cliford Ormsby (X-Pert) tous deux co-fondateurs du STCA, se consacre à la constitution d’un dossier rassemblant historique de la race, souches fondamentales, généalogie des sujets, recensement des éleveurs : des pièces indispensables qui seront présentées aux dirigeants de l’AKC.

Enthousiastes, ceux-ci nomment une commission chargée de compléter le dossier et d’élaborer un standard.



Un Pit Bull nommé PRIMO…




Les commissaires, dirigés par Wilfried T.Brandon, en quête du canon de la race, du spécimen intégrant toutes les caractéristiques morphologiques désirées, sillonnèrent les Etats-Unis à la rencontre d’éleveurs de Pit Bull.

C’est dans le jardin d’une magnifique demeure de la banlieue de Boston qu’ils découvrent la perle rare.

Dans le jardin de… John P. Colby. Colby’s Primo, athlétique, vif, intelligent, amical et d’une plastique proche de la perfection, devint l’essence du standard, surtout que dans ses veines coulait le sang d’une illustre lignée.

La délégation, emmenée par Brandon, l’observa un long moment, prenant toutes sortes de mesures, puis, d’un commun accord, décida que la sélection serait basée sur son modèle.

Ainsi, durant de nombreuses années, la photo de Primo illustra le standard de l’American Staffordshire Terrier et la famille Colby se vit offrir la possibilité d’inscrire gracieusement ses chiens à l’AKC.

Colby Primo présentera la particularité d’avoir trois pédigrées de trois associations différentes : ADBA (American Dog Breeders Association), UKC, et AKC.

Le 23 mai 1936, l’American Kennel Club reconnaît l’American (Pit) Bull Terrier sous le nom de « Staffordshire Terrier » ce qui fait dire à M. Louis Barton Colby, fils de John P. et continuateur de l’œuvre de son père depuis 1941 : « Seul le nom a changé, pas les lignées ».

Enfin, en 1972, le patronyme de la race est complété d’American pour prévenir d’une quelconque confusion d’avec le Staffie anglais.




Lignées et pedigree



Rien n’est plus captivant et instructif que la lecture de pédigrée, d’autant plus lorsqu’il s’agit de ceux d’American Staff., dont l’origine quasi contemporaine confère une possible exploration de leur généalogie préservée et ce, jusqu’aux sources.

Remonter ainsi le cours du temps a quelque chose de magique, d’envoutant presque, pour celui qui se plonge dans les mémoires d’une race.

Cela transporte l’esprit et donne l’impression de remonter, de côtoyer les quelques grands hommes et leurs chiens qui ont écrit l’histoire des races canines d’aujourd’hui.

Voici comment en quelques dizaines de ligne nous avons parcouru 140 années d’histoire de l’American Staffordshire Terrier pour arriver aux conclusions suivantes : Tout d’abord, que dans 100% des cas, les Am-staff (qu’ils soient nés en France ou ailleurs) descendent du Pit Bull de l’UKC parmi lesquels on compte ceux de Monsieur Colby chez qui, il est bon de rappeler, Wilfried T. Brandon trouva modèle au standard de la race, et ensuite que si le Staffordshire Bull terrier est cousin, il n’est certes pas un père.

Dès 1936, date de la reconnaissance de la race par l’AKC, l’American Staff. S’est différencié du Pit Bull UKC par une sélection strictement basée sur une recherche d’esthétique et non plus sur les capacités au combat, mais depuis 40 ans cette différence s’attenue grâce à une position ferme et sans concession de l’UKC contre les combats de chiens et par l’organisation de concours de beauté dans lesquels les American Staff. De l’AKC et les Pit Bull de l’UKC sont soumis aux mêmes standards et test du comportement.

C’est ainsi que des éleveurs de renom exposent, avec fierté et respect, leurs plus beaux American Staffordshire Terrier aux coté d’American Pit Bull Terrier.

Rien à voir avec les chiens de nos banlieues dont la seule généalogie connues est celle qui s’écrit sur les murs des caves…
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