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 Bull Terrier

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MessageSujet: Bull Terrier   Jeu 24 Avr - 17:32

Histoire




Le Bull Terrier est le descendant de l’ancien Bulldog anglais, lui-même issu de ces chiens de combat qui accompagnèrent en Grande-Bretagne les légions romaines ou les Phéniciens. Ils seront appelés Pugnax Britanica (lutteurs bretons) des chiens hargneux ne craignant pas la douleur, capables de se jeter aux cous des chevaux ou de franchir un mur de feu pour attaquer les soldats ennemis.

Ils impressionnent les Romains Qui trouvent aussitôt un rôle pour eux dans leurs venationes (lieux du cirque), exportant de nombreux sujets vers l’Italie dans des cages en fer Certains seront croisés avec te molosse romain, fort et puissant ou avec des Lévriers pour la poursuite du grand gibier. ce qui donnera le type Mastiff ou le type Bandog qui engendrera le Bulldog mais également le Lévrier écossais comme le montre une statuette trouvée à Lydney dans le Gloucestershire.

....A. Fleming écrira: "Le Mastive est un grand chien qui sert à transporter de l’eau ou à d’autres tâches ménagères (...)Le Bandog plus petit et plus agile est capable de prises rapides avec sa mâchoire qu’il maintient avec mérite". A cette époque la sélection est basée uniquement sur les qualités à l’utilisation, comme l’écrit Varron, on choisit un chiot par le moyen du Catulos probare: c’est à dire, enfermer les chiots dans un cercle de flammes, on lâche la mère qui sauvera en premier les meilleurs!

....En 1209 on retrouve dans "the Survey ot Stamford" une indication sur l’emploi qu’il tenait pour combattre les taureaux "Bullbaiting". Le Comte Guillaume Warren, Seigneur du roi Jean, observait en 1205 les affrontements qui avaient lieu au pied de son château entre les chiens des bouchers et les taureaux. Le taureau est attache À un pieu par une corde solide et le chien doit esquiver les coups de cornes, pour saisir son adversaire au museau, afin de l’immobiliser après l’avoir lacéré de coups de dents rageurs Guillaume Warren satisfait de ce divertissement, qui allait bien avec les mœurs rie époque, fit don de sa prairie aux bouchers afin qu'ils y organisent chaque année leurs combats Au début le chien devait tuer le taureau le plus vite possible, par la suite on fit attaquer le taureau par plusieurs ‘Bull, les paris étaient tenus sur le premier qui parvenait à saisir la tète et à ne plus la lâcher.

....En 1623 l’ambassadeur d’Espagne. en visite À Londres, se dira très impressionné par l'attaque d’une meute de Bulldogs contre un ours blanc sur le bord de la Tamise, combat qui se termina dans Veau. Entre 1799 et 1822 on leur fait affronter des singes. Le terme de "Bulldog" semble avoir été employé pour la première fois par un certain Prestick Eaton en 1632 dans une lettre adressée à George Willington à Londres, auparavant c’était plutôt la dénomination de "bandog", du fait que ces chiens étaient presque toujours à l’attache.

....A l’époque le Bulldog est un chien à la silhouette plus allégée, lui permettant une mobilité et une agilité très poussées, son nez est dégagé pour lui permettre de ventiler son corps, les pattes sont plus hautes, il est sans doute issu de vieux Mastiff anglais et du Terrier Par la suite on orientera ces combats contre des ours "Bearbaiting" ainsi que vers d’autres animaux, un spectacle très populaire aussi bien auprès des seigneurs que dans le peuple. Des initiatives locales commencèrent à créer des types différents, fruits de nombreux croisements entre Bulldog et Terrier pour améliorer les qualités de combattant. En 1822 le nom de Bull Terrier qu’on nomme également White Cavalier (cavalier blanc) pour la couleur de sa robe, apparaît sous la plume de Pierce Egan dans "Annals of Sporting". Il est évident que pour obtenir la particularité de la robe, le Terrier qui fut le plus utilisé dans la création de la race est sans doute le vieux Terrier blanc, un tueur de nuisibles, comme le renard ou le blaireau- Le Bull Terrier va d’ailleurs très vite se distinguer comme tueur de rat au cours des Rat Killing Match ou chaque chien devait au moins tuer son poids en rats ou le faire en temps limité. Un Bull&Terrier (type proche du Staffordshire Bull Terrier contemporain) nommé Billy qui appartenait à M. Rug Willson parvint à occire 4000 rats en sept heures. Un auteur de l’époque décrit ainsi les combats de chiens "grognements, grondements, hurlements, aboiements, glapissements. La cour éclairée à giorno; deux Bull Terriers de combat en pleine action dans un enclos circulaire délimité par des pieux de palissade. Les spectateurs de glapir, de brailler, de hurler, de gronder et de parier..."

....En 1778 le Duc du Devonshire supprima les combats contre les taureaux qui devaient se tenir à Tutburg. une tradition qui remontait à 1374. En 1802 le Révérend Barry parvint à supprimer par un sermon un combat qui doit avoir lieu.

....En 1824, la Royale Society for the Preventy of Cruetly to AnimaIs, est la première société protectrice des animaux. Elle est dirigée avec passion par le Révérend Arthur Broome.

....Il faut dire que l’engouement était tel pour ces cruels combats, que même à Londres deux arènes furent construites: le Westminster Pit et Paddington Pit. Ce qui entraîna en 1835, un arrêté du Parlement britannique avec l’assentiment royal, interdisant ce genre de spectacle dégradant.

....Ce mélange de Terrier et de Bulldog que certains appellent Half and Half (moitié moitié), Bull and Terrier est apprécié par les mineurs et les ouvriers qui trouvent facile- ment de quoi nourrir ce petit démon à quatre pattes et qui peuvent se défouler et gagner quelque argent en le faisant combattre clandestinement. Dans le journal des sports anglais, un journaliste écrira en 1821 que le croisement qui permit d’obtenir la race vient d’un mâle Bull Dog avec une femelle Terrier (Old English White Terrier), mais rien ne prouve que d’autres races n’y contribuèrent pas. Le Bull Terrier de l’époque est différent de celui que nous connaissons, il est assez haut sur pane avec un museau allongé et un stop comme toutes les autres races au niveau du nez, l’encolure est puissante, les oreilles sont coupées. la robe porte toutes les couleurs. Dans les pubs et les tavernes des banlieues ouvrières, le Sporting Bull Terrier ou Vermin Killer (tueur de vermines) est utilisé chaque samedi soir et de nombreux éleveurs amateurs tentent d’augmenter ses qualités de combattant, en particulier dans le Staffordshire. Ceci termine l’histoire de l’ancêtre du Bull Terrier fait de douleur, de sang et de combats, le Bull. Terrier moderne allait naître. On ne peut omettre de citer un éleveur de Birmingham nommé James Hinks. qui affirmait à qui voulait l’entendre, que l’on pouvait rendre la silhouette de la race beaucoup plus gracieuse sans lui faire perdre ses qualités naturelles. Vers 1850 il pratique de manière régulière le croisement entre le Bull Terrier et l’Old English Terrier ainsi qu’avec d’autres races qu’il ne dévoilera jamais. Son but est d’alléger la race et de fixer une couleur de robe immaculée. Le "cavalier blanc" Londres. Après une demi-heure de combat Puss aurait tué son adversaire, on dit aussi que le lendemain elle remporta un premier prix en Beauté, malgré qu’aucun ouvrage de référence de l’époque ne relate telle histoire. Alors, vérité ou légende, peu importe, ce qui est sûr c’est qu’à partir de cette époque la robe immaculée du Bull Terrier va plaire au grand public et l’on s’empressera de gommer toute forme d’agressivité en introduisant du sang de Dalmatien, de le rendre toujours plus svelte par des croisements avec le Whippet. de fixer la particularité de la "downface", où le stop dis- paraît de la tête pour donner l’apparence d’un ballon de rugby. En 1895 Edouard VII demande, de manière prémonitoire avec ce qui se passe de nos jours à la FCI, d’interdire la coupe des oreilles, qu’à cela ne tienne, des éleveurs comme la famille Hinks eurent recours à la consanguinité et finirent par fixer les oreilles portées droites. Le problèmes suivant qui allait se poser, c’est une infirmité allant de pair avec la dépigmentation, c’est-à-dire la surdité (dans ce cas la peau est rose, le poil blanc, l’œil paraît rouge). Pour redonner de la couleur et éradiquer cette tare, en 1910 on eut recours à des retrempes avec l’ancien Bull du Staffordshire, ce qui permit d’obtenir en dehors du blanc, le bringé noir, rouge, fauve et la robe tricolore. La race avait été reconnue comme English Bull Terrier en 1873 et était devenue un chien de show (exposition de beauté), les Champions se succèdent: Greenhill Wonder <1890) White Wonder et Woodlete Prio (1849) ou Bloomsbury young King (1904) qui porte les oreilles en rose depuis l’interdiction de Iessoreillage (1895). La véritable tête bombée ou "down face" qui fait l’originalité de la race, n’apparaîtra de manière aussi exagérée que celle que nous connaissons maintenant chez l’étalon "Lord Gladiator" en 1918. Le Staffordshire Bull Terrier, véritable bête de combat avec une tête proche de l’ancien Bulldog, s’était transformé en un élégant animal de compagnie qui au début était de grande taille puis en vint à avoir une variété de petit gabarit au XIXe siècle, il devint le Bull Terrier miniature (que l’on rajouta au standard du Kennel Club en 1943). C’est d’ailleurs après la Seconde Guerre Mondiale que la race allait prendre sa véritable expansion dans tous les pays du monde.
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